Le projet du collège nécessite une concertation citoyenne

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Courant février, nous apprenions de manière fortuite que le terrain qui accueillera le futur collège du Port-à-l’Anglais devait subir une dépollution aux hydrocarbures, entraînant un coût faramineux de 5 à 8 millions d’euros. L’Etat, et la Région à travers l’EPA ORSA, mais aussi le Département et la ville, étant partis prenante du choix du terrain et de la construction du collège, il était normal de s’interroger sur qui paierait la facture. Situé dans une zone industrielle, le principe de pollueur/payeur devrait s’appliquer : mais contre quelle entreprise pollueuse se retourner ? L’argent public doit-il servir à cela ? Au final, le problème relève autant d’une question de santé publique, que d’aménagement du territoire, que de besoin de place pour scolariser des collégiens (les collèges actuels sont déjà saturés). C’est pourquoi j’ai écrit un courrier d’information aux habitants en guise d’interpellation des élus locaux. Je me suis aussi adressé publiquement aux conseillers départementaux lors de leur réunion bilan, le 21 mars.

Evelyne Rabardel, 1ere Vice-Présidente du CD94 en charge des collèges, a annoncé qu’une réunion publique serait organisée au plus tard courant juin. Selon elle, les services de l’Etat doivent d’abord fournir des résultats d’analyse des sols. Rappelons qu’aucune concertation avec la population digne de ce nom, voire même une réunion d’information, n’a été organisée par le département ou la ville concernant l’implantation du collège, sa construction et ses plans, depuis plusieurs années. Pourtant un architecte a été choisi, il y a 1 an et demi, une date de livraison à la rentrée 2017 a été promise lors de la campagne des départementales 2015. C’est pourquoi nous attendons qu’au moins un temps d’échange ait lieu dans le délai annoncé. Chose promise, chose due ! Les habitants/citoyens ont besoin d’un rapport direct avec ceux qu’ils ont élu, alors que pour le moment, ils ne sont informés que par voie de presse. Ainsi pour faire un bref résumé de ces deux derniers mois, des élus se sont manifestés sur le sujet des collèges d’Ivry et Vitry.

Le président du conseil départemental, Christian Favier, et le député Jean-Luc Laurent se sont adressés à la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, sur le principe pollueur/payeur ainsi que sur le rôle de l’Etat. La réponse faite par la secrétaire d’Etat, Barbara Pompili, à l’Assemblée nationale est consultable à partir du lien suivant :

http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/cri/2015-2016/20160193.pdf

Entre temps encore, le président Favier a envoyé un courrier aux parents d’élèves leur mentionnant la possibilité de répondre à la demande pressante d’un nouveau collège, par la mise à disposition de locaux modulaires qui prendraient place à côté de gare au théâtre.

Mais je le répète, il est plus que temps que la population vitriote ait des explications venant de ses élus départementaux et municipaux. Mais pas seulement ! Ce que l’on est en droit d’attendre d’eux, c’est d’être de vrais animateurs d’une démocratie participative. Les élus des exécutifs départementaux et municipaux disposent de moyens largement suffisants pour qu’un projet tel que le collège du Port-à-l’Anglais soit co-réalisé avec les citoyens, les services départementaux, et eux-mêmes. C’est d’ailleurs pour cela que les conseillers départementaux sont signataires d’une charte de démocratie participative. Mais cela ne se traduit malheureusement pas par des faits : depuis trop longtemps, les élus décident, et au mieux, en informent la population.

Avec ce collège du Port-à-l’Anglais, il est temps de passer aux actes et de répondre à la soif des habitants/citoyens d’être associés à la réalisation des projets, qu’ils dépendent de la ville, du département, de la Région ou de l’Etat. C’est un changement de modèle que nous souhaitons. Le citoyen doit être au centre de l’enjeu démocratique et de la prise de décision collective, pas à sa périphérie.

Je vous invite, comme je le ferai moi-même lundi prochain 13 juin à 19h, à vous rendre au conseil de quartier du Port-à-l’Anglais, 53 bis rue Charles Fourier à Vitry. Nous pouvons y faire entendre notre volonté citoyenne d’être vraiment associés.

Et il est toujours possible de signer la pétition lancée par Antoine Boulangé et soutenue par la FCPE avec le lien suivant :

https://www.change.org/p/conseil-départemental-du-val-de-marne-nous-voulons-des-solutions-pour-les-colleges-du-port-a-l-anglais-et-confluences

Frédéric Bourdon.

Un commentaire sur “Le projet du collège nécessite une concertation citoyenne

  1. Commentaire de Bertrand POTIER: Et surtout ne pas oublier le scandale du terrain qui était réservé au PLU pour un équipement socio éducatif rue PASTEUR. Ce terrain était retenu pour le nouveau collège du quartier ! Ce terrain a été déclassé lors du précédent mandat pour être vendu à PIN DEVELOPPEMENT /FULTON! Le prétexte était de faciliter l’implantation de CASINO.
    Au conseil municipal où je siégeais entre 2008 et 2014, je m’étais alors opposé à ce déclassement et à cette vente et avais voté contre ces dispositions d’abandon de ce terrain nécessaire pour le nouveau collège tant attendu..Dans les faits CASINO n’avait pas besoin de cet espace de 6 000 m2. PIN DEVELOPPEMENT y construit des logements en contradiction avec les termes de la cession du terrain qui était en réserve foncière. Cession autorisée par la ville au motif de création d’emplois.
    Adjoint chargé des relations avec les collège j’avais plaidé cette implantation rue PASTEUR, à coté des écoles primaires et maternelles! Je m’étais opposé au x terrains retenus, actuellement en pleine zone d’activité. J’avais plaidé un collège modulaire comme cela avait été réalisé à VILLEJUIF. Quant à la localisation j’avais proposé à proximité de la rue Pierre SEMARD près de Gare au Théâtre. Je n’avais pas été écouté. Que de gâchis et quel scandale avec FULTON et PIN Développement!

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